Selon 80% des répondants d’un panel de 806 décideurs issus de 63 pays, l’Enseignement Supérieur va vivre un changement disruptif d’ici à 2025.

Des mutations profondes s’opèrent actuellement. Tout d’abord nous savons tous aujourd’hui que de nombreux métiers vont disparaître et que d’autres qui n’existent pas encore vont apparaître. Nous serons étudiants plusieurs fois dans notre vie, en fonction de nos parcours, de nos aspirations et du contexte professionnel dans lequel nous évoluons. Et tout le monde est concerné, pas seulement les travaux manuels automatisables. Une partie du travail des juristes sera par exemple remplacée par de l’intelligence artificielle.

D’autre part, les étudiants qui viennent garnir les amphithéâtres de nos universités sont des « Digital Natives », ils ont baigné dans le digital depuis leur naissance. Leur manière d’apprendre est différente de celle que nous avons connue.

C’est bien la combinaison de ces deux phénomènes qui explique la réponse des panelistes quant à un changement disruptif imminent dans le Supérieur.

Dès lors, les questions qui se posent sont les suivantes : Quelle stratégie adopter ?
Comment se préparer ? Que faut-il transformer pour profiter de ce changement et non l’affronter ?
Car il semble évident qu’il y aura des gagnants et des perdants, des établissements tireront leur épingle du jeu et d’autres verront leur cohortes se réduire inexorablement.

Des mutations à anticiper

Chez UbiCast, quelques scénarios nous paraissent pertinents pour y répondre. Nous pensons que la transmission d’information magistrale n’aura plus vraiment de sens en présentiel. Des professeurs hautement qualifiés dans leur domaine doivent répéter chaque année, parfois chaque semestre les bases de leur science à des étudiants qui débutent et qui s’ennuient dans des amphithéâtres pleins.

En clair, le modèle magistral instauré dès les débuts de l’université en France en 1150 n’a pas changé ou peu en plus de 850 ans !

Le rôle d’enseignant change et va continuer de changer. Il devient un facilitateur, un tuteur pour les étudiants en les amenant à trouver les solutions et le savoir par eux-mêmes. Et il ne peut pas tenir ce rôle devant un amphi de 500 étudiants. En revanche, dans les travaux de groupe, en classe inversée, c’est exactement ce qui se produit et le retours d’expérience que l’on entend lors des conférences du Learning Lab Network en atteste : les étudiants sont plus impliqués et retiennent mieux les concepts qu’ils ont trouvés par eux-mêmes.

Néanmoins et bien qu’en voie de disparition sous sa forme actuelle, le cours magistral ne peut pas disparaître : il y a des concepts qu’il faut savoir maîtriser pour pouvoir apprendre ensuite par soi-même en pédagogie inversée. Nous pensons chez UbiCast que la vidéo interactive est le meilleur moyen d’y parvenir. Le cours magistral sera digital pour que chaque étudiant puisse apprendre à son rythme, où il le souhaite, quand il le souhaite. Le tout en réintroduisant de l’humain dans le digital : l’enseignant sera le modérateur des questions et commentaires que les étudiants vont poser au sujet de la vidéo. Ainsi, tant en magistral qu’en travaux dirigés, il peut assurer son nouveau rôle d’animateur / facilitateur.

Enfin, les parcours vont se « délinéariser ». Nous pensons qu’un étudiant pourra passer un diplôme en un an de manière conventionnelle, mais aussi en 2, 3 ou 5 ans s’il le souhaite car les établissements vont construire leurs parcours autour de l’acquisition de blocs de compétence. Les étudiants les valideront à leur rythme, afin d’obtenir leur diplôme. Des initiatives sont déjà en oeuvre pour mettre en pratique ces nouvelles approches, comme en témoigne le thème des journées nationales de l’innovation pédagogique dans l’Enseignement Supérieur.

C’est tout ce que nous recherchons chez UbiCast, développer des solutions de videolearning qui favorisent la réussite des étudiants, simplifient la vie des Etablissements et remettent de l’humain dans un apprentissage digitalisée en offrant aux enseignants la place qu’ils méritent.